Druckschrift 
Tome Premiere (1766)
Entstehung
Seite
25
Einzelbild herunterladen
 

des Maladies. 2-î

6. Ces variations promptes amènent fouventdes ondées de pluie & memcdc pluie froide, au mi-lieu du jour le plus chaud , & louvrier baigné dansune fueur chaude, eft tout-à-coup trempé dans deleau fraîche ; ce qui occalionne les mêmesmaux que le paffage prompt du chaud au froid ,& exige les mêmes remcdes. Si le ioleil ouun air chaud revient dabord , il ny a pas ungrand mal ; le froid dure , fouvent pluficurs enfont incommodés.

Un voyageur eft quelquefois mouillé en route,fans pouvoir lempêcher ; le mal neft pas fort

t rand , moyennant quen arrivant il quitte fesabits ; mais jai vu des pleuréfies mortelles ,pour avoir négligé cette précaution. Quand on aeu le corps ou les jambes mouillés, il ny a riende plus utile que de fe laver avec de leau tiede.Quand il ny a eu que les jambes mouillées , unbain tiede de jambes eft très-utile. Jai guéri ra-dicalement des perfonnes fujettes à avoir des co-liques violentes , toutes les fois quelles avoienteu les pieds mouillés, en leur donnant ce con-feil. Le bain eft encore plus efficace û lon faitfondre dans leau un peu de favon.

$. 7. La cinquième caufe à laquelle on nepenfe guere, & qui produit en effet des acci-dents moins violents , mais qui nuit cependanttrès-réellement, ceft lufage ordinaire dans prefquetous les villages davoir les courtines ou fumiersprécifément delfous les fenêtres : il sen exhalecontinuellement des vapeurs corrompues , quià la longue ne peuvent que nuire &C contribuerà produire des maladies putrides. Ceux qui fontaccoutumés à cette odeur, ne sen apperçoiventplus ; mais la caufe nen agit pas moins ; & ceuxqui ny fout pas accoutumés , jugent de toute laforce de l'imprefFion.

§. 8. Il y a des villages dans îefquels, après