INTRODUCTION. IJ
quel meilleur ufage pourraient-ils faire de leurloifir , que de l'employer au foulagement desmalades ? Leurs opérations pourraient être taxéesà un prix allez modique pour n’incommoderperfonne ; & ce petit revenant-bon rendrait leurfituation encore plus douce : outre que cettediftraéKon les préferveroit d’étre entraînés quel-quefois , par facilité & par défœuvrement , àprendre le goût de la boillon. Il y aurait encoreun avantage à les accoutumer à cette cfpece depratique , c’ell que , foignant les malades , &ayant l’habitude d’écrire , ils feraient à même ,dans les cas graves, de confulter ceux dont oncroirait avoir befoin.
Je ne doute point que parmi les laboureursmêmes , il ne s’en trouve plufieurs tels que j’enconnois qui, remplis de fens , de jugement &de bonne volonté , liront avec plaifir ce livre ;le faifiront & en répandront avec emprelfementles maximes.
Enfin j’efpere que plufieurs Chirurgiens , ré-pandus dans les campagnes, & qui exercent lamédecine dans leur voifinage , voudront le lire ,entreront dans les principes que j’y établis, &en adopteront les confeils, quoiqu’un peu dif-férents peut-être de ceux qu’ils ont fuivis jufqu’àpréfent. Ils fentiront qu’on peut apprendre à toutâge & de tout le monde, & ils ne fe feront pasde peine de réformer quelques - unes de leursidées , dans une fcience qui proprement n’eftpas la leur , & à l’étude de laquelle ils ne fe fontjamais livrés fur celles d’un homme qui s’en eftuniquement occupé , & qui a eu plufieurs fecoursqui leur manquent.
Les fages-femmes pourront auflî rendre leursfoins plus efficaces , dès qu’elles voudront biens’éclairer. Il ferait à fouhaiter que généralement«lies le fulfent davantage fur l’art même qu’elles
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