i 6 Introduction.
exercent : les exemples de maux qu’on aurait évi-tés avec plus d’habileté font allez fréquents pourfaire délirer qu’on pût les prévenir ; & cela neferait pas impoffible : rien ne l’eft quand ceuxqui ont l’autorité veulent fortement ; mais ilfaudrait qu’ils fuflent inftruits du mal, qui elfctrès-prelTant.
J’ai donné les recettes des remedes les plusfimples , & j’ai indiqué la façon de les pré-parer, avec allez de détail pourefpérer queper-fonne ne fera embarralTé à cet égard ;>mais qu’onne croie point que cette (implicite nuit à l’utilité ,& qu’ils font moins efficaces : je déclare que cefont les mêmes dont je me fers dans la ville , pourles malades les plus opulents. Cette fimplicité eftfondée en nature : le mélange d’un grand nombrede drogues eft ridicule. Si elles ont les mêmesvertus, pourquoi les mêler? Il vaut bien mieuxfe borner à celle qui eft la plus efficace. Si ell.sont des vertus différentes , l’effet de l’une détruitl’effet de l’autre, & le remede devient inutile.
Je n’ai donné aucun confeil , dont l’exécutionne fût aifé & très-praticable. L’on trouvera ce-pendant que quelques-uns font peu faits pour legros du peuple , &c je n’en difconviens pas ;mais je les ai mis , parce que je n’ai point perdude vue les perfonnes qui , fans être peuple , vi-vent à la campagne , & qui ne peuvent pas tou-jours fe procurer un Médecin , aufti-tôt , aufllfouvent ou aufïï long-temps qu’elles le vou-draient.
Un grand nombre de remedes fe tire unique-ment de la campagne , & peut s’y préparer ;mais il y en a cependant qui doivent fe prendrechez les Apothicaires. J’ai marqué les prix aux-quels je fuis perfuadé que tous les Apothicairesdu pays les donneront au payfan peu riche ; ëCen les marquant, je ne l’ai point fait pour évi-