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Tome Premiere (1766)
Entstehung
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i 6 Introduction.

exercent : les exemples de maux quon aurait évi-tés avec plus dhabileté font allez fréquents pourfaire délirer quon pût les prévenir ; & cela neferait pas impoffible : rien ne left quand ceuxqui ont lautorité veulent fortement ; mais ilfaudrait quils fuflent inftruits du mal, qui elfctrès-prelTant.

Jai donné les recettes des remedes les plusfimples , & jai indiqué la façon de les pré-parer, avec allez de détail pourefpérer queper-fonne ne fera embarralTé à cet égard ;>mais quonne croie point que cette (implicite nuit à lutilité ,& quils font moins efficaces : je déclare que cefont les mêmes dont je me fers dans la ville , pourles malades les plus opulents. Cette fimplicité eftfondée en nature : le mélange dun grand nombrede drogues eft ridicule. Si elles ont les mêmesvertus, pourquoi les mêler? Il vaut bien mieuxfe borner à celle qui eft la plus efficace. Si ell.sont des vertus différentes , leffet de lune détruitleffet de lautre, & le remede devient inutile.

Je nai donné aucun confeil , dont lexécutionne fût aifé & très-praticable. Lon trouvera ce-pendant que quelques-uns font peu faits pour legros du peuple , &c je nen difconviens pas ;mais je les ai mis , parce que je nai point perdude vue les perfonnes qui , fans être peuple , vi-vent à la campagne , & qui ne peuvent pas tou-jours fe procurer un Médecin , aufti-tôt , aufllfouvent ou aufïï long-temps quelles le vou-draient.

Un grand nombre de remedes fe tire unique-ment de la campagne , & peut sy préparer ;mais il y en a cependant qui doivent fe prendrechez les Apothicaires. Jai marqué les prix aux-quels je fuis perfuadé que tous les Apothicairesdu pays les donneront au payfan peu riche ; ëCen les marquant, je ne lai point fait pour évi-