Druckschrift 
Tome Premiere (1766)
Entstehung
Seite
14
Einzelbild herunterladen
 

J4 ISTRODVCTIO H.

tout auffi fortement, & jefpere que perfonne ne

fera defforts pour la détruire.

Il elt inutile de dire que je fonde plus dcfpé-rance fur les foins des dames que fur ceux de leursépoux, de leurs peres ou de leurs freres : unecharité plus aétive ; une patience plus foute-nue ; une vie moins ambulante , une fagacitéque jai admirée chez plufieurs à la ville & àla campagne , & qui fait quelles obfervent avecune grande exactitude , & quelles démêlent lescaufes cachées des fymptomes , avec une faci-lité qui ferait honneur aux meilleurs praticiens ;enfin un don marqué pour sattirer la confiancedu malade , font autant de caraéteres qui éta-bliflent leur vocation , & il y en a un grandnombre qui la rempliffent avec un zele digne desplus grands éloges , & qui devraient fervir demodèles.

Les maîtres décole doivent encore être tousfuppofés avoir un degré dintelligence fuffifantpour tirer parti de cet ouvrage ; & je fuis pcr-fuadé quils pourraient faire un très-grand bien.Je voudrais que non-feulement ils cherchaffentà connoître la maladie, ceft la feule chofe un peudifficile , & je crois lavoir applanie autant quonle peut ; mais encore quils appriffent à appli-quer les remedes. Plufieurs rafent : jen ai vuqui faignoient, & qui donnoient des lavementsavec beaucoup dadreffe ; tous apprendraient ai-fément à le faire , & il ne ferait peut-être pashors de place dintroduire lufage dexiger , dansleurs examens, quils fuffent faigner. Ces talents,celui de juger du degré de la fievre, dappli-quer les véficatoires & de les panfer, feraientdu plus grand ufage dans leslieuxoù ils demeurent.Leurs écoles , fouvent peu nombreufes , ne lesoccupent quun petit nombre dheures par jour ;la plupart nont point de domaine à cultiver ;