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Indiquer les caufes qui la corrompent ; mais ce queje pourroisdiredeplusparoîtroit peut-être étranger.
Je, n’ajoute qu’un mot. Ne pourroit-on pas,pour remédier à des maux qu’il eftimpoflible deprévenir, choifir quelque canton du pays dans le-quel on chercheroit par des récompenfes, 1 ° a ar-rêter tous fes habitants ; a° à les encourager, pard’autres récompenfes, à une population plus abon-dante. Ils n’en ibrtiroient point ; aiuii ils n’iroientpas s’expofer à tous les maux dont j’ai parlé ; onne s’y marieroit point à des étrangers qui pour-roient y apporter le défbrdre ; ainfi vraifemblar-blement ce quartier, au bout d’un certain temps,feroit trop peuplé , & pourroit fournir des colo-nies pour les autres.
Une caufe plus puilTante que celles que l’on a.rapportées, a produit jufqu’à ce moment en Francela dépopulation ; c’eft la décadence de l’agricultu-re: les habitants de la campagne fuyant la milice,les corvées, les impôts, & attires à la ville patr-l’intérêt, la pareffe & le libertinage, ont laiflé lescampagnes prefque défertes. Ceux qui y fontrcflés, n’étant point encouragés au travail, ou nefuffifant pas pour ce qu’il y a à faire, fe font con-tentés de cultiver ce qu’il leur falîoit abfolumentpour fubfifter ; ils ont gardé le célibat, ou fefonu,mariés tard ; ou , à l’exemple des habitants de»villes, ils ont refufé à l’état, à leur femme , à lanature ce qu’ils leur doivent. La terre privée decultivateurs par cette expatriation & cette inac-tion , n’a point rapporté , & la dépopulation descampagnes a augmenté tous les jours, parce que.la mefure de la fubfiftance eft celle de la popula-tion , & que l’agriculture peut feule multiplier lesftibfifhnces. Une feule comparaifon fera fentir l’im-portance 2c la vérité de ces principes , à ceux quin’en ont pas vu le développement & la démoml’ra-tion dans les ouvrages de l’A-tnides.Hommes.» Un•* ancienRomain, toujours prêta retournerlabeu-,