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Tome Premiere (1766)
Entstehung
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$ Introduction.le peuplement, parce quun nombre de laboureurscréé plus denfants quun nombre égal de citadins& que, fur un nombre donné , il meurt plus den-fants à la ville quà la campagne.

Les mêmes maux ont lieu pour les domefti»Tques du fêxe. Après dix ou douze ans de fervice,les fervantes de la ville ne peuvent pas redeve-nir bonnes campagnardes;& celles qui embralfentcet état, fuccombent bientôt à ce travail, pourle-quel elles ne font plus .faites. Si l'on revoit unefemme mariée à la campagne ,un an après quellea quitté la ville, il eft aifé de remarquer com-bien ce genre de vie la vieillie ; fouvent la pre-mière coucbe , dans laquelle elles nont pas tousles foins que leur délicateffe exigerait, eft lécueilde leur fanté ; elles relient dans un état de lan-gueur , de foibleffe, de dépérilfement ; elles nontplus denfants ; elles deviennent, &C elles rendentleurs maris des membres inutiles à laugmentationdu peuple.

Les avortements, les enfants dépayfés après unegrofTefle cachée, limpoftïbilité de trouver des-epoufeurs,font fouvent les effets de leur libertinage^

Il eft à craindre que ces-maux naillent en croif-fant, depuis que , manque de fujets, ou par desvues déconomie, on commence à prendre pouxdomeltiques des enfants dont les mœurs oc letempérament ne font point formés , & fe ruinentdun pas égal par le féjour de la ville , la fainéan-tife , le mauvais exemple & les mauvaifes com-pagnies.

Il relierait, fans doute , bien des chofes à direfur ces importants objets ; mais outre que je neveux point trop allonger cet ouvrage , & quebeaucoup dautres occupations ne me iaiflentpointde temps pour tout ce qui neft pas médecine, jecraindrais de fortir de mon fujet : tout ce que jaidit jufquà préfent en fait partie , puifquen don-nant au peuple des avis fur fa faute,, il failoit lui