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Tome Premiere (1766)
Entstehung
Seite
8
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8 iHTRonucriox.

» rerfon champ , vivoit lui &C fa famille dun a 2 *» pent de terre : un fauvage qui ne feme ni ne la-33 boure,confume feul le gibier que cinquante ar-» pents de terrepeuvent nourrir ; conféquemment» Tullus Hoftilius, avec mille arpents de terre,» pouvoir avoir cinq mille fujets,tandis quun chef3> de Sauvages , borné au même territoire , auroit» à peine vingt hommes: telle eflla difproportion» immenfe que lagricultute peut établir dans la33 population ; cen font ici les deux extrémités.3 > Un Etat fe dépeuple à proportion de ce quil'3> séloigne de lune & fe : approche de lautre. «On voit évidemment quesil y a quelque part augrmentation de fubfiflanee , if y aura bientôt aug-mentation de population, qui à fon tour facilitera.Laugmentation delà fubfiflanee. Dans un tel pays ,il y aura abondance dhommes, qui, après avoirfourni le nombre néceffaire au fcrvice des armes,au commerce, a la religion, aux arts & aux pro-felnons de toute efpeoe, &c. donnera encore descolonies, qui iront porteraulcin le nom & lebon-heur de leurNation; il yauraabondanee decho-fes, dont le fuperflu fera tranfporté chez létran-ger, pour en avoir dautres quele pays ne fournitpoint; & lexcédent dcléchange, donné en argent,rendra la Nation riche, & par- redoutable à fesvoifins & heureufe. Lagriculture en vigueur peutproduire tant davantages , & ce fieclc aura lagloire de lavoir renouvellée en favorifantles Agri-culteurs, en les encourageant, & en établiflant lesfociétés dagriculture.

Je paffe enfin à la quatrième caufe de dépopu-lation ; cefl la façon dont le peuple eft conduitdans les campagnes quand il elt malade. Jen ai-été pénétré de douleurplufieurs fois. Jai été témoinque des maladies qui auroient été très-légeres, dc-venoicr.t mortelles par le traitement; &.je fuis»convaincu que cette caufè fait feule autant de rava-ge que les précédentes ; elle mérite bien fins doute