Ihtroductios. J
riche , peu d’enfants quand on eft marié.,
Le luxe nuit d’une autre façon. La vie dérégléequ’il a introduite , afFoiblit la fànté , ruine le tem-pérament, & la propagation s’en refl'ent nécelfai-remcnt. La génération qui palfe , compte des fa-milles de plus de vingt enfants ; celle q :i vit, r.ecompte pas vingt germains : malheureufement cerationnement contraire à la population, !e fait jufques dans les villages; & on n’y eft plus convaincuque le nombre des enfants fait la richefîe du cul-tivateur : celle qui vient r.e connoîtra plus lesfreres.
Un troifieme inconvénient du luxe , c’eft quele riche fe retire des campagnes pour vivre enville , & qu’il augmente fbn domeüique , en letirant de la campagne ; cette augmentation dedomeftiques eft préjudiciable aux campagnesqu’elle prive de cultivateurs, & à la population :ces domeftiques n’étant pas à l’ordinaire occupésfûffifamment , ils prennent le goût de la vieoilive ; ils deviennent incapables de reprendre lelabeur de la campagne, pour lequel ils étoientnés : étant prives de cette reflburce, ils ne femarient pas , foit parce qu’ils craignent d’avoitrdes enfants, foit par libertinage,& pareequebeau-coup de maîtres ne veulent pas de gens mariés, o*ils lemarienttard ; ainfi il naît moins de citoyens - .
L’oifiveté les affoibüt par elle-même, & lesconduit à la débauche , qui les aftoiblit encoredavantage ; ils n’auront jamais que peu d’enfantimal-fains, qui ne feront point en état de fournirdes bras aux terres ; ou qui, élevés dans les vil-les , ne voudront pas aller à la campagne.
Ceux qui le conduifent le plus fagement, qirtconfervent des moeurs , qui font quelques épar-gnes , accoutumés à la vie de la ville , craignantla peine de celle des champs , dont ils ignorentd’ailleurs la conduite , veulent dever.ir petitsmaïçhands ou artifkns ; & c’eft une perte pove