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Tome Premiere (1766)
Entstehung
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Ihtroductios. J

riche , peu denfants quand on eft marié.,

Le luxe nuit dune autre façon. La vie dérégléequil a introduite , afFoiblit la fànté , ruine le tem-pérament, & la propagation sen refl'ent nécelfai-remcnt. La génération qui palfe , compte des fa-milles de plus de vingt enfants ; celle q :i vit, r.ecompte pas vingt germains : malheureufement cerationnement contraire à la population, !e fait jufques dans les villages; & on ny eft plus convaincuque le nombre des enfants fait la richefîe du cul-tivateur : celle qui vient r.e connoîtra plus lesfreres.

Un troifieme inconvénient du luxe , ceft quele riche fe retire des campagnes pour vivre enville , & quil augmente fbn domeüique , en letirant de la campagne ; cette augmentation dedomeftiques eft préjudiciable aux campagnesquelle prive de cultivateurs, & à la population :ces domeftiques nétant pas à lordinaire occupésfûffifamment , ils prennent le goût de la vieoilive ; ils deviennent incapables de reprendre lelabeur de la campagne, pour lequel ils étoientnés : étant prives de cette reflburce, ils ne femarient pas , foit parce quils craignent davoitrdes enfants, foit par libertinage,& pareequebeau-coup de maîtres ne veulent pas de gens mariés, o*ils lemarienttard ; ainfi il naît moins de citoyens - .

Loifiveté les affoibüt par elle-même, & lesconduit à la débauche , qui les aftoiblit encoredavantage ; ils nauront jamais que peu denfantimal-fains, qui ne feront point en état de fournirdes bras aux terres ; ou qui, élevés dans les vil-les , ne voudront pas aller à la campagne.

Ceux qui le conduifent le plus fagement, qirtconfervent des moeurs , qui font quelques épar-gnes , accoutumés à la vie de la ville , craignantla peine de celle des champs , dont ils ignorentdailleurs la conduite , veulent dever.ir petitsmaïçhands ou artifkns ; & ceft une perte pove