DE M. H 1 R Z E L. xxxiijphîe , & fa générofité fut égale à fon génie &Ca l’étendue de fes connoilfances ; j’en citerai unexemple que je tiens de M. Gefsner, digne ému-le du grand Conrad, & Profeiîéur de mathéma-tique ÔC de phylique ; Boerhaave étoit bien aifed’avoir occafion de donner à feu fon frere &a fon coufin des preuves de la vénération pourConrad Gefsner : il prit l’aifeftion d’un pere pourles neveux de ce grand homme ; fa maifon , làbibliothèque , fon jardin leur lurent toujours-ouverts, & il ne voulut recevoir pour fes leçonsaucune rétribution. Il remplit ponctuellement leferment d’Hippocrate, & crut devoir cette mar-que de reconnoillànce au grand homme qu’il re-gardait comme le meilleur de fes maîtres. Qui-conque connoît la vertu trouvera là des marquesde cette grandeur d’ame qui fit de cet illuftreMédecin , au lit de la mort, le vrai modèle d’unhéros chrétien , & quia donné lieu à M. Jacobide montrer en lui quelle elt la force de la vertucontre les frayeurs de la mort. De pareils exem-ples ne font pas rares dans l’hiftoire des Méde-cins ; ma patrie a eu plus d’une fois & jouitencore actuellement du bonheur de pofieder dan»les mêmes perfonnes les plus grands Médecins& les patriotes les plus zélés ; leur modeftie feulem’empêche de mettre ici leurs noms qui lont gra-vés profondément dans le cœur de leurs con-citoyens.
M. Tiffot, Médecin de Laufanne , Auteurdecet ouvrage-ci , mérite à des titres particuliersd'êtrealfocié à ces grands hommes ; fa deferiptiortdes fièvres bilieufes épidémiques, qui ont fait en1755 tant de ravages à Laufanne , fes lettres auBaron de Haller & à M. le D. Zimmermann fon.émule & fonami, furl’hydropifie ,l’apoplexie, lamaladie noire, la petite-vérole , &c. & fes autresécrits, font un témoignage des lumières profon.-