Druckschrift 
Tome Premiere (1766)
Entstehung
Seite
XXIX
Einzelbild herunterladen
 

DE M. H 1 R Z E L. XxjxJe vifiter ; il fait croire au riche quil y a unsdiftcrer.ee infinie entre le traitement de lhommepauvre Sc de lhomme aifé. Sil ell appelle à con-luter avec un autre Médecin , il le contredirafur tous les points, & fera valoir comme de très-

grande importance les moindres changements qu il

a confeille de faire dans le traitement ; quand mê-me ils nauroient rien produit, il leur attribueratoute l'efticacité. Souvent il imputera leffet datraitement à une légère différence dans la pré-paration des remèdes ; le moindre fyrop auraquelquefois tout lhonneur des bons effets que lemalade aura relTentis. La plupart du temps il feréfervera dans la confultation des remedes fecretsquil prétend ne pouvoir communiquer fans fefaire tort , & dans labfence des autres Méde-cins, il fera au malade de fréquentes vifites juf-quà ce quil lait engagé à le garder feul. Sileft appelle le premier, & quon lui propofe defaire une confultation , il fe croira offenfé &-prifera lhabileté des Médecins propofés ; le plusgrand prétexte quil emploiera dans ce deffeinfera leur amour pour létude ; il eft fâcheux ,dira-t-il, quun homme comme celui- foit fanscefle collé fur les livres, & que totalement livréà la théorie , il néglige la pratique ; dautresfois il fe fonde fur la clarté avec laquelle il sé-nonce , pour faire méprifer fes avis comme fortordinaires , comme nexigeant pas une grandehabileté Sc fe trouvant dans tous les Auteurs. Ileft généralement ennemi du lavoir ; un hommelàge à fon avis ne communique point fes fecrets ;il ies garde pour fon propre intérêt: & létudeneft bonne quaux commençants. En un mot,il na pas dautre vue dans fes difeours que cellede fe faire valoir & de leurer les hommes à fonavantage.particulier ; lintérêt guide tous les pas,& autant fon çceur sintéreife peu au falutdu ma-