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Tome Premiere (1766)
Entstehung
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XXV
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DE M. H I R Z E L. xxventretenues par la tranquillité de 1 efprit & laconfiance dans le Médecin. Sil eft invité à con-fultcr avec fes confrères, il fe donnera bien degarde de faire foupçonner l'habileté du Médecin«jui la précédé , & dattribuer fon peu de fuccèsà la mauvaife application de fes foins ; mais ilemploiera toute fon attention à rechercher exacte-ment la nature de la maladie, & communiqueraavec candeur à fon confrère les idées que cet exa-men lui aura fourni fur la difpofition de la cure;il aura foin de sexprimer avec une grande clar- & de ne rien cacher ; au contraire il mon-trera un défir fincere ou détre mieux inftruit oudêtre raffermi dans fon fentiment par les raifonsde fes confrères. Si ceft à lui que le malade seftdabord adreflë, il fe fera une joie de confulterdes Médecins expérimentés, & il accomplira tou-jours ponctuellement ce qui aura été réfolu dansla confultation. Dans les fociétés il ne fatigueraperfonne, ni par le récit de fes travaux , ni envantant fon habileté ; mais fi on ly incite , ilrendra volontiers compte de lun & de loutre , enobfervant la loi inviolable quil sefl faite dévi-ter toujours , autant quil eft poffible , de fe fer-vir des termes de lart, afin de mettre fes amis enétat de le juger ; il saccoutume à méditer telle-ment fur fon art, que toutes les fois quon luidemandera fon avis, il eft en état de répondrefans héfiter, & fes difeours, fes actions feront tou-jours lexpreflion fidelle de fa penféc.

Le faux Médecin au contraire na dautre vuedans lexercice de la médecine que celle de sen-richir ; ni le prix des connoiflànces qu'elle fup-pofe , ni le plaifir que donne à la vertu le foula-geroent des maux au prochain , nont d'attraitspour lui ; il les regarde lun & lautre commedes idées chimériques : la fageflè lui paroît unfantôme vain , fi elle ne fournit point à fa fub-Tomc L # c