DE M. H I R Z E L. xxv■entretenues par la tranquillité de 1 efprit & la■confiance dans le Médecin. S’il eft invité à con-fultcr avec fes confrères, il fe donnera bien degarde de faire foupçonner l'habileté du Médecin«jui l’a précédé , & d’attribuer fon peu de fuccèsà la mauvaife application de fes foins ; mais ilemploiera toute fon attention à rechercher exacte-ment la nature de la maladie, & communiqueraavec candeur à fon confrère les idées que cet exa-men lui aura fourni fur la difpofition de la cure;il aura foin de s’exprimer avec une grande clar-té & de ne rien cacher ; au contraire il mon-trera un défir fincere ou d’étre mieux inftruit oud’être raffermi dans fon fentiment par les raifonsde fes confrères. Si c’eft à lui que le malade s’eftd’abord adreflë, il fe fera une joie de confulterdes Médecins expérimentés, & il accomplira tou-jours ponctuellement ce qui aura été réfolu dansla confultation. Dans les fociétés il ne fatigueraperfonne, ni par le récit de fes travaux , ni envantant fon habileté ; mais fi on l’y incite , ilrendra volontiers compte de l’un & de loutre , enobfervant la loi inviolable qu’il s’efl faite d’évi-ter toujours , autant qu’il eft poffible , de fe fer-vir des termes de l’art, afin de mettre fes amis enétat de le juger ; il s’accoutume à méditer telle-ment fur fon art, que toutes les fois qu’on luidemandera fon avis, il eft en état de répondrefans héfiter, & fes difeours, fes actions feront tou-jours l’expreflion fidelle de fa penféc.
Le faux Médecin au contraire n’a d’autre vuedans l’exercice de la médecine que celle de s’en-richir ; ni le prix des connoiflànces qu'elle fup-pofe , ni le plaifir que donne à la vertu le foula-geroent des maux au prochain , n’ont d'attraitspour lui ; il les regarde l’un & l’autre commedes idées chimériques : la fageflè lui paroît unfantôme vain , fi elle ne fournit point à fa fub-Tomc L # c