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Tome Premiere (1766)
Entstehung
Seite
XXI
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DE M. H I R Z E L. xxj'ci au contraire méprifent les premiers comme desgens qui perdent leur temps à de vaines fpéculo-rions , & qui méditant fans celle fur la théorie ,négligent la pratique dont luiàge & lexpérien-ce font la bafe. Dans ces circonltances il ne reliepas dautre reffource que celle de juger par leseffets & de réputer bon tel Médecin ou tel remc-de dont on aura vu le fuccès de les propres yeux.

Mais rien nelt plus fujet à erreur que cetteméthode , en ce quelle luppofe nécelïairementquon fait difeerner avec juftefle & déterminer lesmaladies : plufieurs dentrelles fe relî'cmblent parleurs fymptomes, quoique leur nature foit diffé-renciée à linfini; il eft très-certain quil exilîeune foule innombrable de remedes qui ont unepropriété déterminée pour combattre avec fuccèsle principe particulier de chaque maladie ; niaisces memes remedes font un vrai poifon quand,ils font mal appliqués : il faut donc un juge-ment exercé pour diltinguer la nature particu-lière des maladies ; leftomac peut, par exem-ple , être irrité par une humeur âcre bilieufe ,il senfuit les.plus vives douleurs , des inquiétu-des, des maux de tète, une forte effervefcenccdu lang, &c. : un fimple vomitif peut faire difcparoître tous ces fymptomes ; mais sils étoientproduits par linflammation deleftomac, alors ceremede ne feroit quaugmenter linflammation &la violente effervefeenee du fang ; il pourrait ai-fément occafionner la gangrené & la mort.

Il eil donc hors de doute que dans toutes lesmaladies, les foins & la fage direction'dun Mé-decin habile & judicieux font dune nécdîlté in-difpenfable , <5c que le falut dun homme, danslesinftants de fa vie les plus critiques, dépend denfavoir faire le choix ; cell pourquoi je vais rap-porterquelques-unsdes fignes auxquels touthoua-