DE M. H I R Z E L. xxj'ci au contraire méprifent les premiers comme desgens qui perdent leur temps à de vaines fpéculo-rions , & qui méditant fans celle fur la théorie ,négligent la pratique dont l’uiàge & l’expérien-ce font la bafe. Dans ces circonltances il ne reliepas d’autre reffource que celle de juger par leseffets & de réputer bon tel Médecin ou tel remc-de dont on aura vu le fuccès de les propres yeux.
Mais rien n’elt plus fujet à erreur que cetteméthode , en ce qu’elle luppofe nécelïairementqu’on fait difeerner avec juftefle & déterminer lesmaladies : plufieurs d’entr’elles fe relî'cmblent parleurs fymptomes, quoique leur nature foit diffé-renciée à l’infini; il eft très-certain qu’il exilîeune foule innombrable de remedes qui ont unepropriété déterminée pour combattre avec fuccèsle principe particulier de chaque maladie ; niaisces memes remedes font un vrai poifon quand,ils font mal appliqués : il faut donc un juge-ment exercé pour diltinguer la nature particu-lière des maladies ; l’eftomac peut, par exem-ple , être irrité par une humeur âcre bilieufe ,il s’enfuit les.plus vives douleurs , des inquiétu-des, des maux de tète, une forte effervefcenccdu lang, &c. : un fimple vomitif peut faire difcparoître tous ces fymptomes ; mais s’ils étoientproduits par l’inflammation del’eftomac, alors ceremede ne feroit qu’augmenter l’inflammation &la violente effervefeenee du fang ; il pourrait ai-fément occafionner la gangrené & la mort.
Il eil donc hors de doute que dans toutes lesmaladies, les foins & la fage direction'd’un Mé-decin habile & judicieux font d’une nécdîlté in-difpenfable , <5c que le falut d’un homme, danslesinftants de fa vie les plus critiques, dépend d’enfavoir faire le choix ; c’ell pourquoi je vais rap-porterquelques-unsdes fignes auxquels touthoua-