DE M. H I R7, EL. xjxpofcnt de nouveaux remedes infaillibles, qui aumoins produifcnt le funelle effet d’affoiblir la.confiance qu’on a en lui & d’enlever par-là àles remedes une partie de leur efficacité. Delàvient enfin qu’on rejette le régime comme unechofe vaine & inutile, & qu’on quitte le Méde-cin auftere & capricieux qui envie tout genre deplaifir & de confolation au malade, pour le jetterdans les bras d’un plus complaifant, qui fans luiinterdire ni les mets qui lui font le plus agréa-bles, ni la fatisfaction de fes goûts les plus fa-voris , lui promet dans peu de temps une guéri-f»n radicale.
Ces préjugés ont pris malheureufement tantd’empire parmi nous, qu’on ne fait aucune diffé-rence entre le Médecin le plus habile & le plusvil charlatan, & que l’art eft tombé dans lodernier mépris aiBeÿeux de bien des perfonnesfenfées ; on ne le regarde que comme un traficauquel l’intérêt perfonne! a donné naiffance, &cà la faveur duquel une portion d’hommes tiredes maladies leur fubfiftance & les moyens d’ac-cumuler de grandes richeffes. Ce feroit en effet laplus vile des profcfiîons que celle où l’on profitteroitdes plus grands- maux de la nature humaine pourtromperies hommes fur leur bien & par-là leurnuire doublement. Un pareil trafic ne mériteroitque trop bien la fiatyre la plus amere ôc lemépris général des gens raifionnables.
Mais qui reconno'itroit à ces traits l’art divin ,qui, inventé dans de nobles vues, a été pendantune longue fuite de fiecles enrichi & perfection-né par le travail des plus grands génies ? Iciles hommes les plus éclairés emploient leur vieentière, leurs talents réunis à développer la ftruc-ture merveilleufe du corps humain 6c les ufiagesde fies parties, à obfierver avec la derniere faga-eité les effets que produifcnt fur lui les aficc-
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