DES SIALAGOGUES. I43
L'on a en conséquence remarqué que, pour«lonoer de l'activité au Mercure sur le corps hu-main , il étoit nécessaire de produire quelques chan-gement dans son état chymique,ou de faire quel-ques additions à sa substance. Je tâcherai de dé-terminer par la suite, quels sont les moyens de lerendre ainsi actif; mais comme je suis disposé àcroire que ies effets qu'il produit dans ses états d ac-tivité, quelque variés qu'ils soient, sont toujoursles mêmes, au moins à peu de chose près,je vaiscommencer par considérer ces effets.
Le Mercure paroit être généralement, dansson état actif, un stimulant pour chacque fibresensible et motrice du corps sur laquelle on V ap-plique immédiatement ; il stimule en conséquenceparticulièrement chaque conduit excréteur du sy-stème sur lequel on 1' applique extérieurement ouintérieurement : outre les effets connus qu' il pro-duit sur tous les conduits excréteurs de la salive ,il paroît agir sur tous ceux du canal alimentaire :il est souvent diurétique; et j'ai des preuves par-ticulières que son action s'étend jusques sur lesorganes de la transpiration.
Quoiqu'il agisse davantage sur certaines ex-crétions que sur d'autres, l'on peut présumer quequand on en introduit une suffisante quantité dansle corps, il se distribue en partie dans toute lamachine ; son effet médical consiste en conséquen-ce à ê:re l'apéritif et le désobst uant le plus uni-versel que l'on connoisse ; et il est aisé de voirà combien de cas cette manière d'agir Je rendapplicable.
J'observerai néanmoins, avant d'aller plusloin, que les évacuations qu'il produit dépendententièrement de l'irritation qu'il occasionne dansles conduits excrétoires, et nullement de ce qu'il