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ES

CHAPITRE PREMIER.

De t action des médicamens sur le corpsen général.

I

L est à peine nécessaire de prouver aujourd'huique l'action des autres corps sur celui de l'hom-me , est particulièrement due à l'impulsion qu'ex-ercent ces corps sur tes extrémités des nerfs, ousur d'autres parties des nerfs; c'est pourquoi lemouvement se propage de l'endroit où s'est faitel'impulsion , le long du cours des nerfs jusqu'à leurorigine dans Je cerveau ou la moelle épinière; d'oùil résulte communément une sensation, qui donneensuite généralement lieu à la volition ; ce qui pro-duit un mouvement qui, étant propagé suivant lecours des nerfs, se porte dans certains muscles,ou dans les fibres motrices, détermine l'action deces dernières et les différer)s effets que leur actionest capable de produire .

Telle est l'idée générale que l'on peut don-ner de la connexion du corps humain avec les au-tres parties de la nature, ou de la manière dontil est affecté par les autres corps , et dont il agità son tour sur ces derniers. La disposition qui lerend propre à éprouver les effets particuliers qu'yproduit l'action des autres corps, se nomme sen-sibilité ; cette sensibilité paroît résider dans chaqueparcelle de ce que nous pouvons reconnoître com-me faisant partie du système nerveux : et l'on ap-pelle irritabilité, cette disposition du corps en ver-tu de laquelle quelques-unes de ses parties sont