Druckschrift 
1 (1791)
Seite
65
URN (Seite)
  
Einzelbild herunterladen
 

Introduction.

6>

très-épineuse ; mais chaque partie de la matière mé-dicale est encore fort imparfaite, et restera néces-sairement à jamais dans Je même état, si l'on nefait des tentatives pour la perfectionner.

D'après le plan que je viens d'offrir, il fautobserver , en premier lieu , comme un principe com-munément admis sur cet objet, qu'il n'y a que peuou point de médicamens qui agissent de la mêmemanière sur le corps humain vivant, et qui y pro-duisent les mêmes effets que sur la matière inani-mée i il est également reconnu aujourd'hui que l'ac-tion et les effets des substances que ron appliquesur le corps humain vivant, sont la plupart entiè-rement différens de ceux que produit la même ap-plication sur le cadavre. Il n'y a qu'un petit nom-bre , ou aucune des substances que l'on considérercomme médicamens, qui agisse sur le cadavre.J'adopterai donc ce principe ; et quand j'aurai oc-casion , par la suite , de parler de l'action des sub-stances sur le corps, je n'aurai jamais en vue quede désigner leur action sur le corps vivant, ou aumoins je n'admettrai qu'un petit nombre d'exce-ptions , dont je farai mention, lorsque l'occasions'en présentera.

Ce principe étant admis, il est évident quepour juger de la manière d'agir des médicamensen général, il faut commencer par exposer les cir-constances particulières qui peuvent rendre Je corpshumain capable de recevoir différens cfiangemenspar l'action des autres corps qui lui sont appliqués ;il est aussi nécessaire d'étudier L manière dontl'action générale des médicamens peut être diver-sement modifiée, suivant les différens états et lescirconstances dans lesquels peut se trouver le corpshumain en différeus temps.

Tonte I.

E