*73
EL.i-
CHAPITRE III.
Du plan le plus convenable à un Traité de matièremédicale.
ON trouve de grandes différences dans l'ordresuivant lequel les différens auteurs ont classé lessubstances qui sont J'objet de h matière médica-le, - et l'on a dispute' sur celui qui étoit Je plusconvenable, tandis que plusieurs ont regardé cetobjet comme peu important. L'on a généralementcru que le plan le plus convenable étoit de ras-sembler les objets en raison de l'affinité qui pou-voit se rencontrer entre eux , de manière que l'onpût en considérer un certain nombre sous le mê-me point de vue pour les usages médicinaux . AinsiBoerhaave les a classés selon le système de bo-tanique qu'il a voit établi, et LiNNÉ, selon sonpropre système; en quoi il a été suivi par Ber-gius . Néanmoins il est évident qu'aucun systèmede botanique ne rapproche, dans chacune de sesparties , les plantes suivant leur affinité naturelle :ainsi, ce ne doit être que quand ces systèmes ontplusieurs classes et plusieurs ordres naturels, qu'ilspeuvent rassembler les objets de la matière médi-cale qui se ressemblent en même temps par leursqualités médicinales : il n'y a donc aucun systèmequelconque qui puisse remplir dans toute son éten-due cet objet principal .
L'on a en conséquence pensé qu'il étoit con-venable de ne suivre les affinités botaniques,qu'autant que l'on pourroit les réduire à des ordres