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1 (1863)
Entstehung
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374
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ŒUVRES DE HENRI HEINE.

sont éparpillées, avec tout leur parfum et leur délicieusefolâtrerie, dans quelques almanachs que M. Broclvhauspublie sous le nom dUrania. Que M. Clément Brentanoait composé ses Lieder dans le même ton et dans lemême sentiment que M. Uhland, cela se comprend na-turellement. Ils ont puisé à la même source, aux chantspopulaires, et ils nous offrent la même boisson; seule-ment le vase, la forme est plus travaillée chezM. Uhland.Pour Adalbert de Chamisso, je ne devrais pas en parler.Quoique contemporain de lécole romantique, aux mou-vements de laquelle il a pris part, le cœur de cet hommesest tellement rajeuni dans ces derniers temps, quil atrouvé des sujets tout modernes, quil sest fait valoircomme un des poètes les plus originaux de notre temps,et quil appartient bien plus à la nouvelle quà la vieilleAllemagne. Mais dans les poésies de sa première ma-nière se joue le même souffle que nous respirons dansles poésies dUhland, le même ton, la même couleur, lemême parfum, la même mélancolie, la même larme.Les larmes de Chamisso sont peut-être plus touchantes,parce quelles jaillissent dun cœur plus fort, comme unesource qui sort dun rocher.

Les poésies que M. Uhland a composées dans les mè-tres méridionaux sont aussi les sœurs des sonnets, desassonnances, des oitavérime de ses confrères de lécoleromantique, et il est impossible de les en distinguer quantà la forme et au fond. Mais, comme je lai dit, la plu-part de ses contemporains tombèrent dans loubli. Nous