I) E l’allemagne.
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qui revient sur la terre. Ce corps avait passablementengraissé ; la chair s’était rattachée à ces minces jambesspiritualistes, et on apercevait même un ventre prépon-dérant, au-dessus duquel pendait une grande quantité derubans d’ordres. La petite tête, jadis si grise et si argen-tée, portait une joyeuse perruque blonde. L’homme étaitbabillé à la mode de l’année 1818 , dans laquelle mourutmadame de Staël. Il souriait gaiement, et s’agitait avecune coquetterie juvénile; il s’était réellement opéré enlui un rajeunissement merveilleux : c’était une plaisanteseconde édition de sa jeunesse ; il semblait revenir enfleur ; et je soupçonne même que le vermillon de sesjoues n’était pas emprunté à l’art, mais à une saineironie de la nature.
En ce moment, il me sembla voir le défunt Poquelinil sa fenêtre , me jetant un sourire en désignant dudoigt cette joviale et mélancolique apparition. Son côtéridicule m’apparut alors dans un vif éclat ; je compristoute la profondeur et la portée de la bouffonnerie quis’y trouvait imprimée, et j’aperçus dans tout son jour lecaractère de comédie de ce personnage, qui, malheu-reusement, n’a pas il ivé de grand comique pour lemettre sur la scène. Molière seul eût été l’homme ca-pable de transporter une pareille figure sur le Théâtre-Français: lui seul avait le talent nécessaire pour unetelle entreprise. C’est ce que soupçonna de bonne heureM. A.-G. Schlcgel; et il prit Molière en aversion, commeNapoléon prit en aversion Tacite. M. Schlcgel, le fin