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1 (1863)
Place and Date of Creation
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I) E lallemagne.

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qui revient sur la terre. Ce corps avait passablementengraissé ; la chair sétait rattachée à ces minces jambesspiritualistes, et on apercevait même un ventre prépon-dérant, au-dessus duquel pendait une grande quantité derubans dordres. La petite tête, jadis si grise et si argen-tée, portait une joyeuse perruque blonde. Lhomme étaitbabillé à la mode de lannée 1818 , dans laquelle mourutmadame de Staël. Il souriait gaiement, et sagitait avecune coquetterie juvénile; il sétait réellement opéré enlui un rajeunissement merveilleux : cétait une plaisanteseconde édition de sa jeunesse ; il semblait revenir enfleur ; et je soupçonne même que le vermillon de sesjoues nétait pas emprunté à lart, mais à une saineironie de la nature.

En ce moment, il me sembla voir le défunt Poquelinil sa fenêtre , me jetant un sourire en désignant dudoigt cette joviale et mélancolique apparition. Son côtéridicule mapparut alors dans un vif éclat ; je compristoute la profondeur et la portée de la bouffonnerie quisy trouvait imprimée, et japerçus dans tout son jour lecaractère de comédie de ce personnage, qui, malheu-reusement, na pas il ivé de grand comique pour lemettre sur la scène. Molière seul eût été lhomme ca-pable de transporter une pareille figure sur le Théâtre-Français: lui seul avait le talent nécessaire pour unetelle entreprise. Cest ce que soupçonna de bonne heureM. A.-G. Schlcgel; et il prit Molière en aversion, commeNapoléon prit en aversion Tacite. M. Schlcgel, le fin