DE LALLEMAGNE.
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Cependant il venait de se marier, et lui, le chef desromantiques, il avait épousé la tille du conseiller duconsistoire Paulus, à Heidelberg, le chef des rationa-listes allemands. C’était une union symbolique ; le ro-mantisme se mariait en même temps au rationalisme;mais cet accouplement monstrueux ne produisit pas defruits. Au contraire, la séparation n’en devint que plusgrande. Déjà, le lendemain de la nuit des noces, le ra-tionalisme s’en retourna, en fuyant à sa maison, et nevoulut avoir plus rien à faire avec le romantisme; car lerationalisme, raisonnable comme il est toujours, nevoulait pas être marié d’une façon purement symbo-lique ; et dès qu’il reconnut la nullité intérieure du ro-mantisme, il s’en alla. Je sens que tout ceci est un peuobscur. Je vais m’expliquer plus clairement.
Thyphon, le méchant Thyphon, haïssait Osiris(qui étaitun dieu égyptien, comme vous le savez), et lorsqu’il letint en sa puissance, il le mit en pièces. Isis, la pauvreIsis, la femme d’Osiris, chercha péniblement à rappro-cher ces morceaux, les cousut ensemble, et réussit à res-taurer intégralement son époux déchiré. Intégralement ?Hélas ! non, il manquait un fragment capital, que lapauvre déesse n’avait pu retrouver. Pauvre Isis ! elle futobligée de se contenter d’un complément en bois. PauvreIsis ! De là vint un grand culte en Égypte, et à Heidel-berg un grand scandale.
C'est un vieux mythe qui, dans son temps, a produitune joyeuse sensation. Depuis ce temps on perdit entiè-