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1 (1863)
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UE L'ALLEMAGNE.

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vigueur, on se mit à réfléchir en Allemagne, et à se-couer la tête avec beaucoup d’inquiétude. Mais lors-qu’on s’aperçut qu’une propagande de prêtres et degentilshommes, qui conjurait contre la liberté politiqueet religieuse de l’Europe, conduisait toute cette affaire;quand on vit que ce n’était autre chose que le jésuitismequi pipait si malheureusement la jeunesse allemande,avec les doux accords de la muse romantique, un vifmécontentement et une grande colère éclatèrent parmiles amis de la liberté de penser et du protestantisme.

J’ai nommé en même temps la liberté de penser et leprotestantisme; mais j’espère qu’on ne m’accusera pasd’une partialité aveugle pour cette religion. Bien quema confession m’attache, en Allemagne, à l’église pro-testante, j’ai pu unir la liberté de penser au protestan-tisme sans qu’on puisse m’accuser de partialité; car unlien amical existe en Allemagne entre ces deux choses,elles sont toujours étroitement alliées, et en quelquesorte mère et fille. Quoiqu’on reproche à l’église pro-testante un certain rétrécissement d’idées, il faut cepen-dant reconnaître, à sa gloire immortelle, qu’en permet-tant le libre examen dans l’église chrétienne, elle adélivré les esprits du joug de l’autorité et que celteliberté d’examiner, en Allemagne surtout, a permis à lascience de se développer avec indépendance. La philo-sophie allemande, bien qu’elle se place aujourd’hui surle même rang que l’église protestante, et même au-dessus d’elle, n’est cependant que sa fille ; en cette qua-

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