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ŒUVllES T)E II E NUI IIEINE.
frénétique des Berserkers que les poètes du Nord chan-tent encore aujourd’hui. Alors, et ce jour, hélas, viendra,les vieilles divinités guerrières se lèveront de leurs tom-beaux fabuleux, essuieront de leurs yeux la poussièreséculaire ; Thor se dressera avec son marteau gigantes-que et démolira les cathédrales gothiques... Quand vousentendrez le vacarme et le tumulte, soyez sur vos gardes,nos chers voisins de France, et ne vous mêlez pas del’affaire que nous ferons chez nous en Allemagne : ilpourrait vous en arriver mal. Gardez-vous de souffler lefeu, gaixF?-vous de l’éteindre : car vous pourriez facile-ment vous brûler les doigts. Ne riez pas de ces conseils,quoiqu’ils viennent d’un rêveur qui vous invite à vousdéfier de kantistes, de fichtéens, de philosophes de lanature ; ne riez point du poêle fantasque qui attenddans le monde des faits la même révolution qui s’estopérée dans le domaine de l’esprit. La pensée précèdel’action comme l’éclair le tonnerre. Le tonnerre en Alle-magne est bien à la vérité allemand aussi : il n’est pastrès-leste, et vient en roulant un peu lentement; mais ilviendra, et quand vous entendrez un craquement commejamais craquement ne s’est fait encore entendre dansl’histoire du monde, sachez que le tonnerre allemandaura enfin touché le but. A ce bruit, les aigles tombe-ront morts du haut des airs, et les lions, dans les désertsles plus reculés de l’Afrique, baisseront la queue et seglisseront dans leurs antres royaux. On exécutera enAllemagne un drame auprès duquel la révolution Iran-