DE L’ALLEMAGNE.
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thématique ne put, depuis Kant, reparaître davantagedans la philosophie ; il a impitoyablement tué cetteforme dans la Critique de la raison pure. La formemathématique, disait-il, n’est bonne en philosophie qu’àbâtir des châteaux de cartes, de même que la formephilosophique, dans les mathématiques, ne produit quebavardage ; car il ne peut y avoir des définitions en phi-losophie, comme dans les mathématiques, où les défi-nitions ne sont pas discursives, mais intuitives, c’est-à-dire peuvent être' démontrées à l’inspection, tandis quece qu’on nomme définitions en philosophie n’est pré-senté que d’une manière hypothétique, par forme d’ex-périmentation, et que la véritable définition n’apparaîtqu’à la fin comme résultat.
Comment se fait-il que les philosophes montrent tantde prédilection pour la forme mathématique? Cette pré-dilection commence dès le temps de Pythagore, quidésigna par des nombres les principes des choses. C’étaitune pensée d’homme de génie : tout le sensible et le finiest retranché dans un nombre, et pourtant il indiquequelque chose de déterminé, et le rapport de cette choseà une autre chose déterminée, qui, désignée à son tourpar un nombre, reçoit ce même caractère d’insensibleet d’infini. En cela, le nombre ressemble aux idées quiont entre elles le même caractère et le même rapport.On peut indiquer d’une manière très-frappante, par desnombres, les idées telles qu’elles se produisent dans notreesprit et dans la nature; mais le nombre n’est toujours