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1 (1863)
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123
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DE LALLEMAGNE.

J 23

thématique ne put, depuis Kant, reparaître davantagedans la philosophie ; il a impitoyablement tué cetteforme dans la Critique de la raison pure. La formemathématique, disait-il, nest bonne en philosophie quàbâtir des châteaux de cartes, de même que la formephilosophique, dans les mathématiques, ne produit quebavardage ; car il ne peut y avoir des définitions en phi-losophie, comme dans les mathématiques, les défi-nitions ne sont pas discursives, mais intuitives, cest-à-dire peuvent être' démontrées à linspection, tandis quece quon nomme définitions en philosophie nest pré-senté que dune manière hypothétique, par forme dex-périmentation, et que la véritable définition napparaîtquà la fin comme résultat.

Comment se fait-il que les philosophes montrent tantde prédilection pour la forme mathématique? Cette pré-dilection commence dès le temps de Pythagore, quidésigna par des nombres les principes des choses. Cétaitune pensée dhomme de génie : tout le sensible et le finiest retranché dans un nombre, et pourtant il indiquequelque chose de déterminé, et le rapport de cette choseà une autre chose déterminée, qui, désignée à son tourpar un nombre, reçoit ce même caractère dinsensibleet dinfini. En cela, le nombre ressemble aux idées quiont entre elles le même caractère et le même rapport.On peut indiquer dune manière très-frappante, par desnombres, les idées telles quelles se produisent dans notreesprit et dans la nature; mais le nombre nest toujours