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1 (1863)
Entstehung
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95
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DE l’allemagne.

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rendit fort ridicule. La trame râpée creva de toutesparts. Ce fut surtout la partie honteuse, le péché origi-nel, qui se montra dans la nudité la plus effrayante;toutes les feuilles de vigne philosophiques n’y purentrien. Le péché originel christo-luthérien et l’optimismeleibnitz-owolfien sont incompatibles. Aussi le persiflagefrançais sur l’optimisme fut-il ce qui déplut le moins ànos orthodoxes. L’esprit de Voltaire vint au secours dupéché originel, mais le Panglos allemand a beaucoupperdu par la ruine de l’optimisme, et il chercha long-temps une doetrine aussi consolatrice, jusqu’à ce que lemot de Hegel : « Tout ce qui est est raisonnable? » vîntle dédommager quelque peu.

Du moment où une religion demande secours à laphilosophie, sa ruine est inévitable. Elle cherche à sedéfendre, et son verbiage ne sert qu’à l’entraîner dansles embarras les plus inextricables. La religion, commetoute espèce d’absolutisme, ne doit point se justifier.Prométhée est enchaîné au rocher par la force silen-cieuse. Non, Eschyle ne fait pas proférer une parole à laForce personnifiée ; il faut qu’elle demeure muette. Aus-sitôt que la religion fait imprimer un catéchisme rai-sonné et argumenté, aussitôt que l’absolutisme politiquefait publier une gazette d’État explicative, tous deuxtouchent à leur fin. Mais c’est justement là notre triom-phe : nous avons poussé nos adversaires dans la discus-sion, et ils sont obligés de parler.

Donc, comme je viens de le dire, depuis que la reli-