DE LA FRANCE.
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la pius grande partie des peintres ses confrères, serapproche surtout de l’école des Pays-Bas; si ce n’estque la grâce française traite les sujets avec unelégèreté de meilleur goût et que l’élégance nationalese joue agréablement à la surface. Ainsi j’appelleraisvolontiers Delaroche un Néerlandais élégant. Je rap-porterai peut-être ailleurs les conversations que j’aientendues si souvent devant son Cromwell. Aucunendroit n’était plus favorable à l’observation des sen-timents populaires et des opinions du jour. Le tableauétait placé dans le grand salon, et tout à côté l’on avaitappendu l’autre admirable chef-d’œuvre de Robert,qui venait là comme soulagement et comme consola-tion. En effet quand la figure rudement soldatesque dece puritain, de ce terrible moissonneur, qui se déta-chait sur un fond sombre devant cette tête royalefauchée, ébranlait le spectateur et remuait en lui lespassions politiques, l’âme se sentait tout aussitôtcalmée à l’aspect de ces moissonneurs plus pacifiquesqui, revenant avec leurs gerbes bien plus belles à lafête des moissons de l’amour et de la paix, s’épa-nouissaient sous la lumière du ciel le plus éclatant. Sinous sentons devant l’un de ces tableaux que la grandelutte des siècles modernes n’est pas finie, que le sol