il y a quelque chose do plus remarquable peut-être quol’étendue de l’intelligence, la richesse et la hauteur de l’es-prit, c’est la force de l’àme, cette puissance qui élève par-fois l’être humain au-dessus des douleurs et des épreuvesde la vie, et qui, lui donnant à la fois un calme et un cou-rage d’une rare grandeur, le met à même dans ce cas detenir en échec, non-seulement toute souffrance, mais la mortelle-même. C’est le spectacle qu’ont donné les dernièresannées du poète éminent qui a écrit ce livre.
Jusqu’au dernier moment, je pourrais presque dire jus-qu’à la dernière-heure, il a lutté contre le mal capricieux etterrible qui lui avait déjà infligé une agonie de huit années.Il revoyait les livres anciens, il créait les nouveaux; puis,pour se délasser de tant de fatigues, il laissait tomber de saplume, ou pour parler plus exactement, de son crayon,quelques-uns de ces chants qu’on dirait inspirés par uneffet de l’émulation de la muse tudesque et de l’espritgaulois.
Aussi quand, par le fait d’un sentiment de confiance dont