IV
Paris, le ma rs 1832
Les événements d’Angleterre réclament depuis quel-que temps, plus que jamais, toute notre attention.Nous devons nous avouer à la fin que l’hostilité décla-rée des rois absolus nous est moins dangereuse quel’équivoque amitié du constitutionnel John Bull. Lesintrigues populicides de l’aristocratie anglaise se mani-festent assez menaçantes à la clarté du jour, et lesbrouillards de Londres ne cachent plus qu’insuffisam-ment les mailles et les nœuds subtils qui rattachent leréseau de protocoles de la conférence aux lacets parle-mentaires. La diplomatie a veillé là-bas, avec plus d’ac-tivité que partout ailleurs, sur ses intérêts de naissance;elle a tissu avec plus de zèle que jamais la trame laplus pernicieuse, et M. de Talleyrand semble êtrearaignée et mouche en même temps. Est-ce que levieux diplomate n’est plus aussi rusé que jadis, quand,