DE LA FRANCE.
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être les pensées de ce personnage devant le cadavrede Charles. L’histoire rapporte deux versions sur cettescène. D’après l’une, Cromwell se serait fait ouvrir lecercueil la nuit, à la lueur des flambeaux, et seraitdemeuré longtemps en présence de ce spectacle, lecorps immobile et le visage défait comme une statuemuette. Selon l’autre tradition, il ouvrit le cercueil enplein jour, considéra avec calme le mort, et dit :« C’est un homme fortement constitué, et il aurait puvivre encore longtemps.» Je pense, moi, que Dela-roche avait en vue cette légende plus démocratique.
La figure de son Cromwell n’exprime ni étonne-ment, ni stupéfaction, ni agitation quelconque del’âme; tout au contraire, le spectateur est remué parl’aspect du calme effrayant et horrible du visage decet homme. Elle nous apparaît, cette figure, ferme etassurée, brutale comme un fait, puissante sans pa-thos, à la fois démoniaque et naturelle, merveilleuse-ment ordinaire, et elle considère son ouvrage commeun bûcheron qui vient d’abattre un chêne. Il l’aabattu avec calme le grand chêne qui étendait autre-fois si fièrement ses branches sur l’Angleterre et surl’Écosse, le chêne royal sous l’ombrage duquelavaient fleuri tant de belles générations d’hommes,