DE LA FRANCE.
377
cendu au point-de se faire sacrer par un prêtre dansla nef de Notre-Dame et de cajoler ainsi le sacer-doce, lui le fils de la révolution victorieuse ! Il y a dansla vie de l’un une tache de sang; dans celle de l’autre,une tache d’huile. Tous deux, au reste, sentaient bienleur faute. La révolution de Paris poursuivait Napo-léon comme l’esprit d’une mère assassinée; il enten-dait partout sa voix, même la nuit. Elle l’arrachait,plein d’effroi, des liras de la légitimité qui était venuepartager sa couche, et on le voyait alors errer rapide-ment dans les vastes salles des Tuileries, la tempêtedans le sein, la fureur à la bouche; puis quand, lematin venu, il prenait, pâle et fatigué, place au con-seil d’État, il se plaignait de l’idéologie, toujoursl’idéologie, cette pernicieuse idéologie, et Corvisartsecouait la tête.
Si Cromwell ne pouvait non plus dormir tranquilleet se promenait la nuit avec inquiétude dans Whitehall,ce n’est pas, comme le croyaient quelques dévots ca-valiers, parce qu’il était poursuivi par une ombre deroi toute sanglante; il redoutait tout simplement desvengeurs en chair et en os et les poignards matérielsde ses ennemis. Aussi portait-il toujours une armuresous son pourpoint, et il devint de plus en plus défiant,