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ŒUVRES PE IIENRI HEINE.
avait déjà perdu sa couronne quand sa tête tomba.Le roi Charles ne perdit sa couronne qu’avec sa tête.Il croyait à cette couronne, à son droit absolu pourlequel il combattit, svelte et audacieux chevalier. Ilmourut noblement orgueilleux, protestant contre l’illé-galité de son jugement, véritable martyr de la royautépar la grâce de Dieu. Le pauvre Bourbon n’a pas eucette gloire : sa tête, avant sa mort, était déjà décou-ronnée, profanée, avilie par un bonnet de jacobin; ilne croyait plus à soi, mais bien à la compétence deses juges : il ne protesta que de son innocence. Iln’était, en vérité, que bourgeoisement vertueux, bongros père de famille. Sa mort a un caractère plus sen-timental que tragique. Il sent trop les romans defamille allemands d’Auguste Lafontaine... Une larmepour Louis Capet, un laurier pour Charles Stuart !
On ne peut guère nier que Delaroclie, en exposantson tableau, ne semble avoir eu l’intention d’appelerles parallèles historiques, et qu’après en avoir faitentre Charles I er et Louis XVI, on en a fait entreCromwell et Napoléon. Pour moi, je dois dire qu’encomparant ces deux derniers, on a fait tort à tous lesdeux ; car Napoléon est resté pur de la responsabilitédu sang versé. Quant à Cromwell, il n’est jamais des-