DE LA FRANCE.
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et qui a fait couler bien des larmes des deux côtés ducanal, sans compter qu’elle a profondément ému aussiles spectateurs allemands. Nous voyons sur la toile lesdeux héros de la pièce, le premier, cadavre dans lecercueil, le second, plein de vie, levant le couvercledu cercueil pour considérer son ennemi mort. Aprèstout, ne sont-ce pas, au lieu des héros eux-mêmes, desimples acteurs, auxquels le directeur du monde a as-signé leurs rôles et qui, peut-être sans le savoir, ontreprésenté le tragique combat de deux principes? Jene les nommerai point ces deux principes ennemis, cesdeux grandes pensées qui se combattaient peut-êtredéjà dans l’àme de Dieu au moment de la création etque nous voyons dans ce tableau en présence l’un del’autre, le premier outrageusement blessé et sanglantdans la personne de Charles Stuart, le second arrogantet victorieux dans la personne d’Olivier Cromwell.
Dans l’une des salles sombres de Whitehall, estplacé sur des sièges de velours rouge le cercueil duroi décapité, et devant se tient un homme qui, d’unemain calme, lève le couvercle pour contempler le ca-davre. Cet homme est tout seul. Tout son être estlarge et ramassé, sa tenue négligée, son visage celuid’un honnête et rustique campagnard; son costume,