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ŒUVRES I)K HENRI HEINE.
qu’on appelle la vie. Tout lui devient sombre et froid,et l’aile de l’ange des ténèbres touche déjà son front;au même instant la dame qui joue se tourne vers luipour lui montrer ses cartes, et semble lui demandersi elle doit couper le valet avec son cœur.
J’ai dit que les deux autres tableaux de Delarochereprésentent des sujets de l’histoire d’Angleterre. Lespersonnages sont de grandeur naturelle et peints plussimplement. L’un nous montre les deux jeunes princesanglais que leur oncle Richard III fit assassiner dans laTour. Le jeune roi et son frère sont assis snruu iit an-tique au moment où leur petit chien court en aboyantavec inquiétude vers la porte comme pour annoncerl’approche des meurtriers. Le roi, encore enfant etpresque adolescent, est une touchante figure. En dépitde sa jeunesse, il paraît déjà avoir bien souffert : unegrandeur tragique est répandue sur son visage pâle etmaladif, et ses jambes, qui pendent mollement, don-nent à son corps un aspect brisé comme une fleurfroissée. Tout cela, ai-je dit, est de la plus grande sim-plicité, et l’impression en est d’autant plus puissante.
Cependant l’autre tableau excite des sentimentsbien plus douloureux encore. C’est une scène de cetteeffrayante tragédie cpii a été traduite aussi en français