DE LA FRANCE.
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tant, spnt assises à gauche du lit du cardinal, et prèsd’elles un prêtre à l’oreille fine, au regard exercé, aunez subtil. A droite du lit, une table à laquelle sontassis trois cavaliers et une dame qui jouent aux cartes,au lansquenet peut-être, excellent jeu qui m’a fait ga-gner une fois six thalers à Gœttingue. Un noble cour-tisan, en manteau violet foncé chamarré d’une croixrouge, s’avance dans le milieu de la chambre, et faitla révérence la plus belle et la plus pliée. Dans le coindu tableau à droite viennent deux dames de cour etun abbé. Celui-ci donne à l’une d’elles un papier àlire, peut-être un sonnet de sa fabrique, pendant qu’illorgne l’autre, laquelle joue rapidement de l’éventail,léger télégraphe de l’amour. Les deux dames sont deravissantes créatures, l’une, rose dans tout son éclatmatinal, l’autre plus vaporeusement pâle, comme uneétoile amoureuse. Au fond du tableau sont assis desvalets de cour qui bavardent, se communiquent peut-être de grands secrets d’état et de cotillon, ou parientque Mazarin sera mort dans une heure. Au fait, celui-ci paraît bien près de sa fin : son visage a la pâleurd’un cadavre, ses yeux sont affaissés et son nez s’al-longe d’une façon bien inquiétante. 11 doit sentir s’é-teindre peu à peu en lui cette flamme douloureuse