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ŒUVRES CE HENRI HEINE.
d’aiguillettes comme cela arriva plus tard avec le luxede Louis XIV, quand les derniers chevaliers se chan-gèrent en cavaliers ayant les entrées à la cour, tout àfait à la façon de leur ancien glaive de bataille dont.lalame s’amincissait chaque jour jusqu’à ce qu’elle futdevenue une absurde épée de parade. Les costumes dutableau dont je parle sont encore simples, le justau-corps et la gorgerette rappellent la guerre, premiermétier de la noblesse ; 1<# plumes mêmes des cha-peaux semblent se dresser fièrement, et ne pas s’in-cliner à tous les vents de cour. La chevelure deshommes tombe encore en boucles naturelles sur leursépaules ; les dames portent la spirituelle frisure à laSévigné. Les habillements de celles-ci annoncent ce-pendant déjà la transition au mauvais goût, à longuequeue, à larges hanches de la période suivante. Maisles corsets ont encore une grâce naïve, et les attraitséblouissants en ressortent comme d’une corne d’abon-dance. Il n’y a dans cette composition que de joliesfemmes, de véritables masques de cour; le sourire del’amour sur les lèvres, peut-être un amer déplaisir aufond du cœur ; des lèvres innocentes comme des fleurs,et derrière, une méchante petite langue comme le ser-pent caché. Trois de ces dames caquetant, chucho-