DE Ti A FRANCE.
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traitée ici avec beaucoup d’adresse. La couleur estbrillante, presque éblouissante, et les figures semblentnager dans la pourpre dorée du soleil couchant. Cetéclat contraste d’autant plus avec le sort au-devant du-quel vont les trois principauxpersonnages. Quelque va-riée. quelque riante que soit la décoration de ces deuxbarques, elles ne voguent pas moins vers le sombreroyaume de la mort. Les rayons étincelants du soleilne sont qu’un fanal d’adieu : c’est le soir; il faut quelui-même disparaisse bientôt aussi : il n’a plus qu’àrépandre sur la terre des teintes d’un rouge sanglant,puis tout rentrera dans la nuit.
Non moins brillant et d’un sens non moins tra-gique, nous apparaît le pendant historique qui repré-sente aussi les derniers jours d’un cardinal-ministre,de Mazarin. Il est étendu sur un superbe lit de pa-rade, au milieu d’un entourage bariolé de joyeux cour-tisans et d’une somptueuse domesticité, lesquels ba-billent entre eux, jouent aux cartes, se promènentdans l’appartement; tous personnages aux couleurschatoyantes, êtres superflus, très-superflus, surtoutpour un homme qui va mourir. De charmants cos-tumes, restes de ceux de la Fronde, non surchargésencore de rosettes d’or, de broderies, de rubans et
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