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ŒUVRES DE HENRI HEINE.
nière la plus admirable la grâce de cette terre fortu-née. L’art, pendant longtemps l’ornement de l’Italie,se fait maintenant le cicerone de sa magnificence; lescouleurs parlantes du peintre nous révèlent ses attraitsles plus intimes; une antique magie recouvre sa puis-sance, et le pays qui nous subjugua autrefois par sesarmes et plus tard par sa parole, nous subjugue au-jourd’hui par sa beauté. Oui, l’Italie régnera toujourssur nous, et des peintres, comme Robert, nous en-chaînent, de nouveau à Rome.
On connaît déjà, si je ne me trompe, par des litho-graphies, les Piferari de Robert, qui ont été exposéscette année, et représentent ces joueurs de chalumeaudes montagnes d’Albano, qui viennent à Rome versNoël pour donner de saintes sérénades aux images dela mère de Dieu. Ce morceau est mieux dessiné quepeint. Il a quelque chose de raide, de terne, de bolo-nais, comme une gravure coloriée. Cependant il remuel’âme comme si l’on entendait la musique naïve etpieuse de ces pâtres montagnards.
Moins simple, mais plus pénétrant encore, est unautre tableau de Robert, où l’on voit un cercueil, lecorps découvert selon la coutume italienne, que porteau tombeau la confrérie de la Miséricorde. Les