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jets ni modèles ni goût, où cependant vivaient tant depeintres distingués qui cherchaient de l’occupationet tant d’amateurs qui achetaient volontiers des ta-bleaux. Les diverses manifestations de cette vie ordi-naire devinrent alors différents genres.
Beaucoup de peintres ont représenté d’une manièrefort remarquable la gaieté comique des petites exis-tences bourgeoises ; mais la perfection technique étaitmalheureusement le principal. Tous ces tableaux ontau moins pour nous un intérêt historique ; car lorsquenous regardons les jolies productions de Mieris, deNetscher, de Jean Stehn, de Gérard Dow, de Van derWerf et de bien d’autres, tout l’esprit de leur temps serévèle merveilleusement à nous, nous voyons, pourainsi dire, le xvi° siècle par la fenêtre, et prenons sur lefait les occupations et les costumes d’alors. Les peintreshollandais et flamands ont été assez favorisés sous cedernier rapport : l’habillement des paysans ne man-quait pas de pittoresque, celui de la bourgeoisie étaitpour les hommes une alliance charmante des bonnesaises néerlandaises et de la grandeza espagnole ; celuides femmes, un mélange bigarré des fantaisies dumonde entier et de flegme indigène; par exemple,mynheer avait le manteau de velours bourguignon et