DE LA FRANCE.
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la toque chevaleresque, et puis une pipe de terre à labouche ; mifrow portait de lourdes robes traînantes desatin de Venise aux reflets chatoyants, des dentelles deBruxelles, des plumes d’autruches africaines, des four-rures russes, des pantoufles orientales, sur le bras unemandoline espagnole, ou un manchon, ou bien encoreun hondchen (petit chien) aux soies brunes de la racede Saardam; le petit valet nègre, le tapis de Turquie,les perroquets de toutes couleurs, les fleurs exotiques,les grands vases d’or et d’argent aux arabesques extra-vagantes, tout cela jetait sur cette existence au fro-mage de Hollande l’éclat d’un conte d’Orient.
Quand l’art, après un long sommeil, s’est réveilléde nos jours, les artistes ne furent pas médiocrementembarrassés à cause du choix de leurs sujets. La sym-pathie pour la peinture religieuse et mythologiqueétait complètement éteinte dans la plupart des pays del’Europe, même dans les États catholiques, et cepen-dant le costume des contemporains semblait par troprépugner au pittoresque pour favoriser des représenta-tions d’histoire du temps et de la vie ordinaire. Notrefrac moderne a réellement quelque chose de si pro-saïque au fond, qu’on semble ne pouvoir le placer dansun tableau que par manière de parodie. Les peintres