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ŒUVRES PE HENRI HEINE.
mais rien de trop. Des efforts tendus, une volonté visi-blement grande peuvent nous intéresser chez un artistomédiocre ; mais les résultats ne peuvent nous faire grandplaisir. C’est la sûreté avec laquelle plane le génie quinous plaît le plus dans son élévation; nous prenonsplaisir à son vol hardi ; plus nous sommes convaincusde la force puissante de son aile, et plus notre âmeconfiante se laisse emporter avec lui dans les régionsde la lumière la plus éclatante de l’art. Nous éprouvonstout le contraire avec ces génies d’opéra qui nouslaissent voir les fils qui les guindent, de telle sortequ’appréhendant à tout instant leur chute, nous ne re-gardons leur élévation qu’avec un sentiment de ma-laise et le cœur serré. Je ne dis pas que les fils à l’aidedesquels Sclmetz s’enlève sont trop menus, ou que songénie est trop lourd; je puis seulement assurer qu’aulieu d’élever mon âme, il la rabaisse au niveau de laterre.
Sclmetz a, par la direction de ses études et par lechoix de ses sujets, beaucoup d’analogie avec unpeintre qu’on nomme souvent pour cette raison enmême temps que lui, mais qui, dans l’exposition decette année, a dépassé, non-seulement lui, Sclmetz,mais tous ses confrères, à peu d’exceptions près.