DE EA FRANCE.
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que des symboles de l’idée, symboles qui naissentdans l’âme de l’artiste quand il est agité par le saint-!esprit du monde; ses œuvres ne sont que des symbolesà l’aide desquels il communique aux autres âmes sespropres idées. Celui qui exprime le plus de sentimentset les plus profonds, avec le plus petit nombre de sym-boles, avec les plus simples, celui-là est le plus grandartiste.
J’attache surtout le plus grand prix à ce que le sym-bole , abstraction faite de sa signification secrète,charme en outre par lui-même les sens, comme le fe-raient les fleurs d’un selam qui, indépendamment deleur langage mystérieux , plaisent déjà par le seul at-trait d’un beau, frais et éclatant bouquet. Mais un telaccord est-il toujours possible? l’artiste est-il toujourscomplètement libre dans le choix et la disposition deses fleurs mystérieuses? ou bien ne fait-il qu’obéir danscette opération à une puissance occulte? Je répondsaffirmativement à une pareille question de dépendancemystique. L’artiste ressemble à cette princesse som-nambule qui, la nuit dans les jardins de Bagdad,cueillait avec la science la plus profonde de l’amouret disposait en selam les fleurs les plus rares et n’ensavait plus la signification quand elle se réveillait.