DE LA FRANCE.
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« que le jugement. » L’honnête homme avec son ju-gement! il ne sait pas quelle justice il se rend à lui-même ! Le pauvre jugement ne doit dans le fait jamaisparler le premier, quand il s’agit d’apprécier des œu-vres d’art, pas plus qu’il ne joue le premier rôle dansleur création. L’idée d’un morceau naît dans l’âme,et celle-ci demande à l’imagination le secours de saforce réalisatrice. L’imagination lui jette alorsj toutesses fleurs, en couvre toute l’idée et l’étoufferait aulieu de la vivifier, si le jugement n’arrivait de son pasboiteux et n’émondait les fleurs surabondantes. Lejugement ne fait que maintenir l’ordre, exercer la po-lice dans le domaine de l’art. Dans la vie, c’est le plussouvent un froid calculateur qui fait l’addition de nosfolies. Hélas! il ne constate que trop souvent la fail-lite d’un cœur ruiné et suppute le déficit avec le plusgrand calme.
La grande erreur vient de ce que le critique demandetoujours: Que doit faire l’artiste? Il serait bien plusjuste de dire : Que veut l’artiste? ou même à quelle in-spiration se sentait-il obligé d’obéir? Cette question:Que doit faire l’artiste?a été inventée par cette sorte dephilosophes de l’art qui, sans poésie qui leur fût pro-pre, ont abstrait pour leur usage particulier des faits