3M ŒUVRES RE HENRI HEINE.
cheval ajoutent à la magie baroque de cet effet.Puis ces coquins se culbuttent avec des cabrioles sidrôles, avec des sauts si inouïs, et le cheval lui-même s’allonge avec une rapidité si comique, qu’ilsemble à moitié courant sur le ventre, à moitié vo-lant. Et c’est tout cela que quelques critiques d’iciont le plus blâmé comme anti-naturel et sentant lacaricature.
La France a aussi en fait d’art ses juges inamovibles,qui épluchent, d’après les vieilles règles convenues,’toute œuvre nouvelle; ses maîtres, connaisseurs-jurésqui vont flairant dans les ateliers et débitant leur sou-rire approbateur là où l’on flatte leur marotte ; et cesgens n’ont pas manqué de juger le tableau de De-camps. Un monsieur, qui publie une brochure surchaque exposition, a, par forme de post-scriptum, cher-ché à déprécier dans le Figaro le tableau en question,et il s’imagine persifler finement les partisans de cetouvrage en avouant avec une apparente modestie qu’iln’est « qu’un homme qui décide d’après les idées du«simple jugement, et que son pauvre jugement ne« peut voir dans l’ouvrage de Decamps le grand chef-« d’œuvre qu’y reconnaissent ces esprits immenses« dont la conviction se forme avec des éléments autres