DE LA FRANCE.
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Patrouille turque. Nous voyons dans ce tableau legrand Hadgi-Bey, chef suprême de la police de Smyrne,lequel, entouré de ses myrmidons, fait la ronde dansla ville. Ce personnage fait porter l’ampleur démesu-rée de son ventre sur un grand cheval; il se montredans toute la majesté de son insolence. C’est une faced’une sottise impertinente qui respire l’ignorance laplus crasse et dont le front déprimé est décoré ensautoir d’un large turban blanc. Il tient dans sa mainle sceptre de la bastonnade absolue; à côté de luicourent à pied neuf fidèles exécuteurs de sa volontéquand même, rapides créatures aux longues jambesamaigries, aux faces d’animaux, chats, boucs, singes;l’un d’enx forme une mosaïque de museau de chien,yeux de cochon, oreilles d’âne, rire de veau et couar-dise de lièvre. Leurs mains portent négligemment desarmes, telles que piques, fusils la crosse en l’air, etaussi des outils du métier de justice, c’est-à-dire unpal et un faisceau de bâtons de bambous. Comme lesmaisons devant lesquelles passe le cortège sont blan-chies à la chaux et le sol d’une argile jaune, le toutfait presque l’effet d’une file d’ombres chinoises. Lascène est éclairée par le soleil couchant, et lesombres bizarres des maigres jambes d’hommes et de