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(EHVHES DE HENRI HEINE.
quel s’élance, presque comme personnage allégorique,une jeune femme. Elle porte sur la tête le bonnetphrygien, le bonnet rouge, un fusil clans une main etl’étendard tricolore dans l’autre. Elle passe sur descadavres, elle excite au combat. Nue jusqu’à la cein-ture, c’est un beau corps aux mouvements impétueux ;son visage, un profil hardi ; une douleur impudente se
lit dans ses traits ; au total, bizarre mélange de Phrync,
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de poissarde et de déesse de liberté. On n’a pas indi-qué d’une manière précise qu’elle représentât ce der-nier personnage; l’artiste a voulu peut-être figurer laforce brutale du peuple qui se délivre enfin d’un far-deau fatal. Je ne puis m’empêcher d’avouer qu’elleme rappelle ces dévergondées péripatéticiennes dontles essaims couvrent le soir les boulevards ; que cepetit Cupidon, ramoneur de cheminée, qu’on voit unpistolet à la main à côté de cette Vénus des rues, estsouillé probablement d’autre chose encore que dosuie ; que le candidat au Panthéon étendu mort àterre trafiquait peut-être le soir d’auparavant sur lescontre-marques à la porte d’un théâtre , que le hérosqui se précipite avec sou fusil porte les galères sursa figure et certainement sur ses habits dégoûtantsl’odeur de la cour d’assises; mais c’était justement là