DE LA FRANCE.
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ce qu’il fallait : une grande pensée ennoblissait mêmela lie de ce peuple, cette crapule, et réveillait dansson âme la dignité endormie. Journées sacrées dejuillet ! vous témoignerez éternellement en faveur dela dignité originelle de l’homme, dignité qui ne peutjamais être complètement détruite. Celui qui vous avues ne se lamente plus sur les tombes d’autrefois; maisil croit désormais avec joie à la résurrection despeuples. Journées sacrées de juillet! que votre soleilétait beau! que le peuple de Paris était grand! Lesdieux, qui du haut du ciel contemplaient ce sublimecombat, jetaient des cris d’admiration; ils auraientvolontiers quitté leurs sièges d’or et seraient descendussur la terre pour se faire citoyens de Paris !
La couleur n’est sur aucun tableau du salon autantimbue que sur celui de la révolution de juillet par De-lacroix. Cependant cette absence même de vernis etd’éclat, la poussière et la fumée de la poudre qui en-vironnent toutes les figures comme d’une toile d’arai-gnée, le coloris desséché au soleil qui semble languirde soif et soupirer après une goutte d’eau, tout celadonne à cette peinture le vrai, la réalité, un caractèreoriginel, enfin on y trouve la véritable physionomiedes journées de juillet.