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ŒUVRES CE HENRI HEINE.
peindre autrement que les autres, ou, pour parler lelangage à la mode, de faire ressortir son individualité.Quels tableaux cela nous donne souvent, on le devinesans peine.
Les Français ayant toujours beaucoup de tact, etdu plus sûr, n’ont pas manqué de bien juger les essaisavortés, comme de reconnaître tout de suite l’origina-lité de bon aloi, et de pêcher les véritables perles aumilieu de cet océan de couleurs. Je me bornerai doncà me faire l’écho de l’opinion générale, laquelle diffèrepeu de la mienne propre. J’éviterai autant que pos-sible l’appréciation des qualités ou des défauts pure-ment techniques. Gela serait d’ailleurs peu utile ausujet de tableaux qui ne demeurent pas exposés àl’examen public dans des galeries, et le lecteur alle-mand qui ne les a pas vus en tirerait encore moins deprofit. 11 n’y a guère que des aperçus sur le sujet etl’importance de ces tableaux qui puissent l’intéresser.En qualité de critique consciencieux, je commencepar les ouvrages de
A. SCHEFFEH.
Le Faust et la Marguerite de ce peintre ont d’abordattiré le plus l’attention publique, parce que les meil-