DE LA FRANCE.
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pour les étrangers place ni au foyer ni à la table.L’exposition présentait tout justement l’aspect d’unhospice d’orphelins, réunion d’enfants ramassés detoutes parts, abandonnés à leur sort et dont aucunn’est rattaché à un autre par un lien de parenté quel-conque. L’âme en était remuée comme à la vue de lafaiblesse sans défense et d’un désespoir enfantin.
De quel autre sentiment ne sommes-nous pas saisisdès l’entrée d’une galerie de ces tableaux italiens qui,loin d’être exposés comme des enfants trouvés à lamerci d’un monde froid, ont au contraire sucé le laitau sein de la grand’mère commune et, comme unelarge famille, satisfaits et unis, parlent la mômelangue, s’ils ne disent pas tous les mêmes mots !
L’Église, qui était autrefois cette mère pour lesautres arts également, est appauvrie aujourd’hui etdélaissée aussi, elle. Chaque peintre travaille selon songoût particulier et pour son propre compte. Le capricedu moment, la fantaisie des riches ou de son âmedésœuvrée lui donne le sujet; la palette fournit lescouleurs les plus brillantes, et la toile souffre tout. Deplus, le romantisme mal entendu a infecté les ateliersde peinture en France ; en conséquence du principe
fondamental de cette doctrine, chacun s’efforce de
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