DE LA FRANCE.
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danse qui accompagne, à la façon du mélodrame, cerécit lamentable, ces mélodies vouées à la joie, fait iciune ironie qui vous fend le cœur. Il m’était impossiblede m’associer aux rires des assistants. Je ne me suisdéridé qu’a l’aspect du beau-père, vieil ivrogne qui abu tout ce qu’il possédait et se fait mendiant pour enfinir. Mais sa manière de mendier est tout à fait origi-nale. C’est un gros fainéant à rouge trogne de buveur.Il conduit, avec une corde, un chien aveugle qu’il ap-pelle son Bélisaire. Il prétend que l’homme est in-grat envers les chiens, qui servent si souvent de con-ducteur aux hommes aveugles; mais qu’il veut, lui,payer aux bêtes cette dette de philanthropie et qu’ils’est fait, pour cette raison, conducteur de son pauvrechien aveugle, de son Bélisaire.
J’ai ri de si bon cœur que mes voisins m’ont certai-nement pris pour le chatouilleur du théâtre.
Savez-vous ce que c’est qu’un chatouilleur? Je neconnais moi-même le sens de ce mot que depuis peuet dois mon instruction à cet égard à mon barbier,dont le frère a une place de chatouilleur dans unthéâtre des boulevards. On le paie pour qu’à la repré-sentation des comédies il rie à chaque bon mot, etassez fort pour répandre à l’instant, dans le public, la