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ŒUVRES DE HENRI HEINE.
HUITIÈME LETTRE.’
J’ai dans ma dernière lettre parlé des deux cory-phées du drame français. Ce ne sont pourtant pas les
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noms de Victor Hugo et d’Alexandre Dumas qui ontété les plus heureux cet hiver sur les théâtres desboulevards.
Il y eut trois noms inconnus auparavant en litté-rature , qu’on entendait constamment dans la bouche
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du peuple : c’étaient Mallefile, Rougemont et Bou-chardy. J’espère beaucoup du premier, qui possède,à mon avis, de grandes dispositions poétiques. Vousvous rappelez peut-être les Sept infants de Lara ,pièce sanglante que nous vîmes ensemble à la Porte-Saint-Martin. Au milieu de ce chaos de meurtres etde rage, apparaissaient parfois des scènes vraimentsublimes, qui attestaient une imagination romantiqueet le talent du drame. Une autre tragédie de Mallefile,Glenarvon, est d’une importance plus haute encore,parce qu’elle est moins embrouillée et moins obscure,et contient une exposition d’une beauté et d’un gran-diose saisissants. Dans les deux pièces, le rôle d’une