un vacarme àfaire croire qu’une ode de Klopstoek tombedu haut de l’escalier. L’hôte et l’hôtesse se querellent,et celle-ci reproche au pauvre homme d’être un dépen.sier, de lui manger sa dot, ce qui la fera mourir djchagrin. Il est vrai qu’elle est déjà malade, mais c’estd’avarice. Tous les morceaux qu’avale le mari font malà la femme, et si celui-ci prend médecine et laissequelque chose dans la bouteille, elle boit ce reste pourne rien laisser perdre d’une médecine si coûteuse, etelle tombe malade. Le pauvre homme, tailleur denation et Allemand de son état, s’est retiré de la villepour passer le reste de ses jours dans la paix deschamps. Mais cette paix, il ne la trouvera certaine-ment qu’au champ où reposera sa femme. C’est pro-bablement pour cette raison qu’il a acheté tout prèsdu cimetière une maison d’où il contemple avec undésir impatient les tombes des morts. Son unique joiese compose de tabac et de roses dont il sait fort biencultiver les plus belles variétés. II a placé ce matinquelques pots de rosiers dans le parterre sous mafenêtre: il sont couverts de fleurs admirables. Mais,mon cher Lewald, demandez donc à votre femmepourquoi ces roses n’ont pas de parfum. Ces roses son',enrhumées, ou bien je le suis.
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